La vie de château

Deux fois par an, nous réalisons ce billet d’humeur afin de raconter à nos clients les plus fidèles les dernières évolutions des différents millésimes de château-hourtin-ducasse qu’ils ont dans leur cave, les derniers faits marquants du domaine ainsi que les dernières informations de la place de Bordeaux. C’est une façon pour nous de rester en contact et de leur faire partager notre passion. Une fois en été, une fois en hiver, nous éditons La Vie de Château et l’envoyons par courrier.
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La vie de château

La dernière édition de notre billet d’humeur : ÉTÉ 2017, n°32

 

DES ROBOTS ET DES HOMMES 

Le vigneron cherche constamment à améliorer la qualité de son vin. Tant mieux ! Pour ce faire, nous pensons qu’il faut commencer par respecter l’intégrité de notre terroir, mais pas seulement ; certaines nouvelles technologies sont pleines de promesses !

Dans les vignes, des drones, voire des satellites, surveillent les parcelles ; ils détectent les besoins en amendements ou en traitements. Un pistolet enveloppeur permet d’évaluer la maturité au sein de chaque grappe et conseille sur le juste moment de sa récolte. Des machines à vendanger, avec vision artificielle, proposent un tri optique pour ne sélectionner que les baies parfaitement mûres et éliminer tous les autres résidus de la vendange. En Californie, un célèbre vignoble a installé un capteur d’humidité accompagné d’un goutte-à-goutte sur chacun de ses pieds de vigne pour réguler et homogénéiser informatiquement et donc très précisément l’hygrométrie. Notre préféré : un petit robot autonome à énergie solaire, programmé par smartphone, tourne dans les rangs pour identifi er et arracher les mauvaises herbes ; il rentre seul à la maison en fin de journée (nous rêvons de pouvoir nous l’offrir !). Dans les chais, des logiciels gèrent de façon indépendante la régulation des températures des cuves. Des systèmes entièrement automatisés s’occupent de tous les remontages par gravité ; la cuve se vide dans un chariot-cuve qui prend seul un ascenseur pour venir vider son contenu dans cette même cuve (une autre de nos envies, réalisée près de chez nous !). Sur nos tables, la machine à capsules permet à chacun de choisir son vin ; chacun sa fiole. Tout cela nous promet un avenir organisé et réglé… La haute technologie nous accompagne ; elle facilite, optimise et apporte parfois un nouvel attrait à certains travaux.

Néanmoins, une parcelle n’est pas homogène entre sa partie la plus haute et sa partie la plus basse ; et c’est ce qui contribue à la finesse et à la complexité de ce qu’elle produit. Chaque millésime trouve son sens dans la différence ; une année apporte une température, une humidité, un ensoleillement… particuliers. Lisser ces variations revient à annihiler l’effet millésime. Oui, nous sommes geeks ! Mais nous souhaitons continuer à tâtonner et hésiter lors de l’élaboration d’un vin. Ce sont aussi nos doutes et nos convictions qui participent à l’esprit d’un millésime et à l’histoire que l’on retrouve dans chaque bouteille. Vive les nouvelles technologies ! Mais ne leur abandonnons pas l’âme de nos terroirs et de nos produits.

Michel Marengo

La taille : Merci l'âne !

L’histoire dit que lors d’une tournée d’hiver des monastères, Martin de Tours fit une pause dans les vignes avant d’arriver à l’Abbaye de Marmoutier. Après avoir attaché son âne à un piquet qui soutenait un pied de vigne, il pria le Seigneur d’êtreparvenu sans encombre à destination, but un peu d’eau à sa gourde et fatigué, s’allongea pour prendre un peu de repos. Saint Martin s’endormit. Pas l’âne ! Il profita de cette pause pour se restaurer et ainsi brouter toute la vigne accessible par la longueur de sa corde. A son réveil, Saint Martin ne put que constater les dégâts. Ne restait qu’un cep dénudé et amputé de ses vigoureuses lianes. Saint Martin s’excusa auprès des moines du comportement de son âne, qui fut pardonné. Mais quelques mois plus tard, quel ne fut pas leur étonnement quand, à l’heure venue de la vendange, ils récoltèrent sur la vigne « taillée » par l’âne de nombreuses et grosses grappes de raisins, juteuses et sucrées, produisant un vin bien meilleur que ce qu’ils n’avaient jamais bu jusqu’alors. Ce serait depuis ce temps que les ânes s’appellent Martin et que la vigne se taille… court.

Du rosé, enfin !

Comme tous nos raisins de la campagne 2016, ils se sont faits attendre. Les vendanges ont démarré le 4 octobre (en 2015, nous avions alors fi ni de tout ramasser) avec les cabernets-sauvignons et cabernets francs des 4 parcelles que nous avions choisies pour Les Roses de Marie 2016. Pressés immédiatement puis vinifi és séparément, deux séances d’assemblage ont suffi pour déterminer la proportion de chacun : 61 % de cabernet-sauvignon, 39 % de cabernet franc. Le 14 février (pour ma Saint-Valentin !), Les Roses de Marie 2016 existaient. Une filtration tout en douceur a été effectuée début mars juste avant la mise en bouteilles de 56 hectolitres, soit 6 600 bouteilles, 360 magnums et 35 doubles-magnums. Le soleil peut revenir.

Où achetez-vous nos vins ?

En France, la grande distribution reste, en 2016, votre circuit privilégié pour l’achat de vin (78 %). Puis suivent les cavistes (47 %), l’achat direct auprès du producteur (29 %) et, en 4ème position, internet où 13 % d’entre vous déclarent y acheter du vin. Parmi eux, 53 % ne l’utilisent que quelques fois par an, à moins de faire partie des « grands acheteurs » qui sont 37 % à s’approvisionner en ligne au moins une fois par semaine. La bonne nouvelle (pour nous !) est que parmi les acheteurs en ligne, 50 % privilégient les sites de producteurs. Alors si vous avez envie d’un château-hourtin-ducasse directement dans votre salon, rendez-vous sur notre e-boutique.

Sources: Baromètre SOWINE/SSI 2016

 

Des vins et des usages

Quelques règles de dégustation... pour plus de plaisir

Au 4ème  siècle avant J.C., Platon listait les principales saveurs et classifiait déjà les odeurs en espèces ; Aristote proposait une dégustation sensorielle défi nie par les quatre éléments (l’air, l’eau, le feu, et la terre). Les repères ont changé mais s’appuyer sur quelques règles reste utile pour parfois mieux s’en libérer.Alors revoyons certains fondamentaux. Déguster, c’est voir, sentir, goûter puis analyser pour pouvoir raconter et mieux partager.

REGARDEZ. La teinte et les reflets du disque sont des indicateurs de l’évolution du vin (les notes tuilées de notre 2007 préviennent de son âge). L’intensité de la robe donnent des informations (parfois trompeuses) sur la puissance et la concentration (la densité de notre 2014 se retrouve en bouche). La limpidité est la promesse de la matière à venir.

SENTEZ ET RESSENTEZ. Le 1er  nez, sans agiter le verre, raconte la générosité du vin (notre 2008 s’offre immédiatement). Il permet aussi de déceler certains défauts et d’éviter ainsi une mise en bouche désagréable. Au 2ème  nez, après avoir agité le verre, vous captez les arômes. Vous pouvez alors placer vos sensations dans les grandes familles (animale, balsamique, boisée, chimique, empyreumatique, épicée, éthérée, fruitée, fl orale, minérale, végétale) voire les identifier précisément. Un vin complexe exprimera un grand nombre d’arômes issus de plusieurs familles. On les dit primaires lorsqu’ils proviennent du cépage (minéralité du 2011), secondaires, s’ils proviennent de la fermentation (bonbon anglais des Roses de Marie 2012) et tertiaires, de l’élevage (réglisse de notre 2006).

SAVOUREZ. La mise en bouche permet d’accéder à la texture (on le touche enfin) et de détecter les saveurs salé, sucré et acidité. Vous comprenez son équilibre général. Faites-le ensuite tourner en bouche (les capteurs d’acidité, de sucré et d’amertume ne sont pas tous situés aux mêmes endroits) et grumez-le ; aspirer un filet d’air et expirer par le nez séparent les arômes. Certains préfèrent le mâcher. Enfin, analysez et profitez de la longueur en bouche et de la qualité des sensations restantes (la persévérance de notre 2010 est à ne pas louper).

Maintenant à vous de jouer et d’ajouter cette toute personnelle, mais non moins fondamentale, notion qu’est le plaisir ! Après toutes ces réflexions, une question est trop souvent oubliée : ai-je aimé ? C’est à cette réponse que toutes ces proc dures doivent vous amener. La dégustation permet d’apprécier les qualités d’un vin mais surtout d’avoir un avis et de mieux en parler. Alors dégustons… et partageons nos plaisirs.

La vie du domaine et de nos vins

Passez faire le plein... d'élécrticité

Pour ceux qui sont déjà passés nous voir au domaine, vous le savez, en plus de produire du vin, on produit… de l’électricité. Nos 150 panneaux photovoltaïques, produisent plus de 40 000 kWh par an alors que notre consommation annuelle est de 29 000 kWh. Si vous le souhaitez, on partage le surplus avec vous. Des bornes pour véhicules électriques (prise type 2) sont mises à votre disposition sur notre parking. Deux véhicules (dont une Tesla) peuvent être chargés simultanément ; ils pourront ainsi reprendre des forces gratuitement (puissance de 22 kWh) pendant que vous viendrez déguster nos vins. A vos marques, prêt, chargez !

Le 2006 en ce moment on adore

Parce que nous aimons donner du temps au temps et permettre ainsi à nos millésimes de s’épanouir tranquillement dans la bouteille, après l’avoir « oublié » quelques mois dans un coin de notre chai, nous avons récemment débouché un château hourtin-ducasse 2006 pour accompagner une côte de bœuf d’un samedi soir au coin du feu. Sa robe soutenue à dominante grenat annonce la couleur… Puis commence le voyage avec un nez de fruits noirs mûrs puis boisé exotique, santal, épices douces, cuir frais… Rond et plein en bouche, son grand volume de fruits nous transporte dans un univers de sensualité et de gourmandise. Quel plaisir ! Ça marche aussi sans feu de bois, ni côte de bœuf...

Dégustons ensemble...

24 au 27 mars – SALON DES VIGNERONS INDEPENDANTS à Paris, Porte Champerret. N’hésitez pas à nous demander votre invitation.

8 et 9 avril – WEEK-END DES PORTES OUVERTES DU MEDOC Comme plus de 50 châteaux du Médoc, nous ouvrons les portes du domaine pour vous raconter nos vins et vous les faire déguster autour d’une assiette gourmande. Après Les Roses de Marie 2016, pour fêter le retour du soleil, nous vous proposons une Bagarre des Générations : nous confronterons nos avis sur le château-hourtin-ducasse au travers du temps avec le 2004, 2010 et 2014.

15 au 30 mai – WINETOUR EN CHINE Pékin, Guangzhou, Wuhan sont quelques-unes des villes où nous présentons nos vins aux professionnels et aux amateurs durant ce beau voyage.

3 au 5 juin – PIQUE-NIQUE DES VIGNERONS INDEPENDANTS Apportez votre pique-nique, on partage nos millésimes.


A votre écoute…

Sandrine s’occupe de tout ! Vos commandes, vos factures, vos rendez-vous, l’organisation de vos visites, vos cartons, vos livraisons, vos enlèvements… et c’est aussi Sandrine qui vous répond lorsque vous appelez le vignoble.
Alors, n’hésitez pas, +33 5 56 59 56 92, elle saura répondre à toutes vos questions.