La vie de château

Deux fois par an, nous réalisons ce billet d’humeur afin de raconter à nos clients les plus fidèles les dernières évolutions des différents millésimes de château-hourtin-ducasse qu’ils ont dans leur cave, les derniers faits marquants du domaine ainsi que les dernières informations de la place de Bordeaux. C’est une façon pour nous de rester en contact et de leur faire partager notre passion. Une fois en été, une fois en hiver, nous éditons La Vie de Château et l’envoyons par courrier.
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La vie de château

La dernière édition de notre billet d’humeur : HIVER 2017-2018, n°33

 

2017, D’ABORD LA NATURE

La nature est le premier acteur dans la réalisation d’un grand vin et particulièrement au travers des terres qu’elle nous confie. Pour produire un vin de qualité, il faut de bons raisins, pour récolter de bons raisins, il faut des pieds de vigne en bonne santé, et pour avoir des pieds de vigne en bonne santé, il faut un sol sain et plein d’énergie. Il ne peut être exsangue, appauvri ou endommagé par des produits chimiques ou des métaux lourds trop souvent utilisés. C’est pourquoi nous avons choisi de travailler avec des huiles essentielles ; certaines à base d’agrumes, d’autres de légumineuses ou encore de céréales, de lyophilisats de fleurs ou d’algues. Nous diluons 250 cl avec 200 l d’eau pour les transformer en une bouillie (pas bordelaise ! Le cuivre est banni chez nous) que nous pulvérisons ensuite. Ainsi, nous protégeons et renforçons notre vigne sans dénaturer nos sols. Pour la campagne 2017, malgré une météo très capricieuse, nous avons une nouvelle fois réussi à n’utiliser que ces huiles essentielles pour choyer nos vignes. 7 traitements ont été effectués entre le 18 avril et le 2 août. Nous aurions d’ailleurs dû en effectuer un de plus, car à l’heure de la vendange, les grappes étaient intactes mais le feuillage avait souffert enfin de campagne et la vigne fut contrainte de puiser dans ses réserves internes pour peaufiner la maturation des raisins. Dans le Château Hourtin‐Ducasse 2017, c’est donc exclusivement la nature qui s’exprime ; avec hélas une petite récolte car elle nous a également apporté le gel fi n avril, réduisant hautement notre production. Nos huiles qui permettent de renforcer les défenses naturelles des plants et de les protéger contre le mildiou, l’oïdium et le botrytis, principales menaces pour nos vignes, sont sans effet sur la météo. Dommage !

Prochainement, tout en continuant à bichonner notre terroir, nous souhaitons expérimenter une nouvelle technique pour mieux coconner nos pieds ; il s’agit de les écouter pour décrypter les messages qu’ils reçoivent des autres plantes et ainsi mesurer leur bien‐être. Grâce à des « capteurs de stress », nous pourrons parfaire la synchronisation de nos actions tout au naturel avec leurs besoins pour leur permettre de mieux surmonter les épreuves qu’ils rencontrent au cours d’une campagne. Toujours le même objectif pour nous : laisser la nature s’exprimer et l’accompagner pour la sublimer dans nos vins.

 

Michel Marengo

TCHIN TCHIN

L’expression « qing qing » était auparavant utilisée en Chine pour inviter son hôte à boire. , ou encore qing en pinyin, prononcé tchin en mandarin, se traduit par « je vous prie ». Des soldats français revenant de la Campagne de Chine suite à la 2nde Guerre de l’Opium, qui en auraient profi ter sur place, l’auraient ramenée avec eux ; et nous nous la sommes appropriée. Une autre théorie raconte que cette formule nous vient du Moyen‐Âge. L’empoisonnement étant alors monnaie courante, il était nécessaire de vérifi er sa boisson. Chacun échangeait un peu de son breuvage avec l’autre, le premier buveur frappant son verre contre celui de l’autre pour y verser un peu de son liquide, puis le deuxième faisant la même chose : tchin puis tchin. Ensuite, chacun buvait une gorgée de son verre, en regardant l’autre dans les yeux, et ainsi les deux s’assuraient qu’aucun n’avait eu de mauvaises intentions à son égard. C’est ainsi le bruit de l’entrechoquement des gobelets qui aurait laissé sa marque. A vous de choisir, mais quoi qu’il en soit, à votre santé !

 

« COMME UN AVION SANS AILE… »

Avec une balance commerciale excédentaire, les ventes de vins et spiritueux ont maintenu le cap en 2016 (+1 % par rapport à 2015) malgré une baisse des importations de nos vins sur 3 marchés historiquement importants : l’Allemagne, le Royaume‐Uni et Singapour. Celle‐ci a été compensée par une toujours forte demande de la Chine, + 8 %, et des Etats‐Unis (1er consommateur de vins au monde), + 13 %. Deuxième activité excédentaire, devant les Parfums et Cosmétiques et derrière l’Aéronautique, c’est aussi un secteur non délocalisable, qui emploie (300 000 postes d’après la douane) et à forte attractivité touristique (presque 5 millions d’oenotouristes étrangers en 2016). C’est à peu près 118 airbus qu’il aurait fallu vendre pour rapporter les 10,5 milliards d’euros liés à l’exportation de nos bouteilles en 2016. Bravo le vin !

NOTRE MILLÉSIME 2014, QUEL PALMARÈS !

Il a été noté 91 par le magazine américain Wine Enthusiast, 15,75 par Jane Anson, 89 par Andreas Larsson et 15,75 par Vert de Vin. Il a été sélectionné Cru Bourgeois et retenu par 1001 Dégustations 2016, Guide Internet des Vins français et Selection aus Lust am Genuss, à Munich. Il a reçu une médaille de bronze au Hong Kong International Wine & Spirit Competition 2015 de Cathay Pacifi c pour un accord met/vin avec le pigeon fumé aux feuilles de thé Oolong, une médaille d’argent aux Féminalise 2017, à Beaune, une médaille de bronze au Decanter Asia Wine Awards 2017, à Hong Kong et une médaille d’argent au concours Elle à Table 2017, en France. Nous sommes très fiers.

 

Des vins et des usages

LES MAUVAISES ANNÉES

Les amateurs de chiffres argueront que, sauf exception, les « années en 7 » n’ont pas bonne réputation. Il est vrai qu’elles n’ont que rarement donné de grands millésimes. En Bourgogne, 2007 nécessita beaucoup de tri et la récolte se fit sous la pression de la pourriture. En 1997, de faibles acidités et une certaine fragilité des vins marquèrent le millésime, comme en Champagne où les périodes critiques de développement de la vigne furent perturbées par les pluies. A Bordeaux, en 1987, 2 semaines de pluies peu avant les vendanges vinrent diluer les raisins. En conséquence, les vins rouges furent assez fins et racés mais de moindre garde. Le 1977, succédant à 2 bonnes années, subit de fortes gelées de printemps avec un été frais et pluvieux qui empêchèrent les raisins d’atteindre une maturité satisfaisante ; la Bourgogne rencontra les mêmes problèmes. Et 1967 fut encore une année à cabernets pas mûrs. En 1957, la petite récolte bordelaise, due à un été froid et pluvieux, releva un taux d’acidité excessivement élevé qui donna des vins fermes et austères. C’est enfi n en 1947 que l’on retrouve un Grand Millésime. En Champagne, les vendanges commencèrent précocement le 5 septembre, en Bourgogne, ce millésime fut à l’origine de vins puissants, les bordeaux rouges comme les vins du Rhône furent de la même veine ; complets et charpentés, les 1ers valurent à l’année d’être présentée comme l’un des millésimes du siècle. Beaucoup sont toujours à l’apogée. Rappelons, néanmoins, ce qu’est un Grand Millésime ou encore une Grande Année. En fait, il s’agit d’un millésime reconnu par tous et les grands dégustateurs se retrouvent sur l’idée que partout la réussite est au rendez‐vous ; tous les médias le reprennent haut et fort. Et c’est vrai, parfois, la nature est très généreuse, avec tous. Ces années‐là, par la magie de leur terroir, certains vins habituellement remarquables sont admirables, d’autres, habituellement délicieux, deviennent excellents et d’une façon générale, tous les vins sont particulièrement réussis. A l’inverse, une Mauvaise Année ne correspond pas à des vins tous moins bons que ce à quoi on aurait pu s’attendre ; mais elle se traduit par de grandes différences d’un domaine à l’autre avec une nature généreuse réservée à certains privilégiés. C’est donc l’hétérogénéité de la réussite qui fait la Mauvaise Année. Mais il y a des réussites ; et celles‐ci méritent d’être goutées, souvent à moindres frais. Grâce à un terroir adapté à certaines contraintes météorologiques, au travail du vigneron dans les vignes, aux techniques de vinifi cation, aux pratiques de l’élevage…, il y a plein de Mauvaises Années à découvrir, pleines de promesses de plaisir.

 

La vie du domaine et de nos vins

2015, ON VOUS PARLE

Bien que les étiquettes sur les bouteilles de vin soient très chargées en raison des mentions légales obligatoires mais aussi de notre envie de vous raconter tout ce qui s’est passé durant les 2 années où nous en avons pris soin dans les vignes et dans les chais, avec le millésime 2015, nos contre‐étiquettes vous en diront encore un peu plus. En bas, à gauche, vous trouverez sur chacune des bouteilles un code‐barre à 2 dimensions. Munissez‐vous de votre smartphone ; utilisez l’appareil photo ou, si celui‐ci ne sait pas lire ces codes spécifi ques, téléchargez une application le permettant (QRbot, QRDR, QR reader…). Ensuite, scannez le code. Vous en apprendrez alors un peu plus sur votre vin…

L’HIVER AUSSI, ON DÉGUSTE

Toute la belle saison, nous vous avons reçu dans nos chais pour vous raconter et partager nos vins. On ne s’arrêtera pas là. C’est tout au long de l’année que nous ouvrons nos portes pour vous présenter notre approche de la vigne, nos techniques de fermentation, notre façon d’assembler, nos choix de barriques… et vous faire goûter quelques‐uns de nos millésimes autour de belles assiettes du terroir. Serez‐vous séduits par la rondeur du 2006, le fruit croquant du 2007, la longueur du 2010, la minéralité du 2011, l’étonnante suavité du 2016 encore en barriques… ? Quoiqu’il en soit, chacun ses préférences, mais tous du plaisir ! Plusieurs visites vous sont proposées afi n de choisir selon vos goûts et vos envies. Rendez‐vous sur notre site www.hourtin‐ducasse.com, onglet « Visiter » et réservez en ligne ou par courriel ou par téléphone… On vous attend.

QUELQUES RENDEZ‐VOUS DÉJÀ FIXÉS

23 au 26 mars 2018,– SALON DES VIGNERONS INDEPENDANTS à Paris, Porte Champerret.

7 et 8 avril 2018,– WEEK‐END DES PORTES OUVERTES DU MEDOC : au Château Hourtin‐ Ducasse, visite des chais, dégustation de plusieurs millésimes et des Roses de Marie ; et un aperçu des jolies promesses du millésime 2017…

19 au 21 mai 2018,– PIQUE‐NIQUE DES VIGNERONS INDEPENDANTS : vous apportez votre pique‐nique et, face aux vignes, nos tables du jardin vous attendent pour y partager quelques‐uns de nos millésimes.