Millésime 2018, j'aime pas le mildiou



Un hiver humide et des températures clémentes qui n’ont pas permis d’assainir naturellement les sols, suivis de nombreux épisodes pluvieux, ont créé les conditions idéales de l’arrivée du mildiou. Et même avec des traitements en continu, 11 cette année contre 7 l’année dernière, la vigilance nécessaire a mis les nerfs des vignerons à rude épreuve. Attaques de mildiou historiques et cumuls de pluie ont entraîné de grosses pertes de rendement pour tous ceux qui n’utilisent pas de traitements chimiques. Heureusement, la fin de saison sèche a permis aux vignes touchées de ne pas perdre qualitativement et associée à de petits volumes, elle a peut-être évité le blocage des maturations. Elle a également engendré des maturités phénoliques et technologiques précoces (démarrage des vendanges le 18 septembre). Attendre était possible mais cela a certainement conduit à des degrés élevés, des acidités trop basses et des arômes très confiturés. Chez nous, les fermentations alcooliques sont terminées, 57 % en barriques ouvertes et 8 % en barriques fermées (une nouvelle expérience à vous raconter). Des couleurs profondes, des merlots tout en élégance. Bientôt les fermentations malolactiques…