Bouchon sans " goût de bouchon " ? Il existe, peut-être !

Utilisé par les Grecs et les Romains pour fermer les amphores, on ne retrouve le liège dans l’histoire du vin, après le cuir, le bois, le tissu…, qu’au début du XVIIe siècle, en même temps que l’arrivée de la bouteille en verre.


Incrédules quant à l’étanchéité du bouchon de liège et refroidis par leurs premières rencontres avec le fameux « goût de bouchon », certains ne se sont pas laissé convaincre facilement et malgré la difficulté extrême à extraire les bouchons de verre poli sans casser la bouteille, ils voyaient dans ce dernier un bouchage de grand luxe (quelques-unes du millésime 1825 de Château Lafite arborent un bouchon d’émeri). C’est donc petit à petit que le bouchon de liège s’est imposé.

Aujourd’hui, bouchon à vis, mécanique, en plastique, couronne, de verre…, et il en manque, (re-)font leur apparition. La tentation est grande pour tous les viticulteurs de se tourner vers ces bouchages. Tout d’abord pour ne plus jamais vivre le cauchemar de la bouteille bouchonnée, ensuite pour des raisons financières et enfin pour répondre à des objectifs de modernité ou d’originalité réclamée par quelques marchés.